ACTUALITES
16 novembre 1999
Les insertions
C'est l'étape après les études, le retour au village ou l'implantation quelque part au Cameroun. Dans le n° 2 du "Lieu du Combat", sont présentées différentes formes d'insertion :
Trois filières d'insertion ont été initiées par la Maison du Paysan ; les jeunes y sont autonomes et se réunissent régulièrement pour discuter de leus propres problèmes. Ce sont les filières porc, petits ruminants (chèvres et moutons) et maraîchage (jardins et oignons), au total une vingtaine.
Certains jeunes sont issus du Collège Baba Simon. Ils ont suivi des formations agricoles ; ce sont de bons techniciens et ils continuent leur formation à Tok ou dans des sessions ailleurs.
Mais le démarrage est impossible s'ils sont seuls ; le suivi doit être minutieux, dans le domaine technique pour mieux produire, dans le domaine de la gestion familiale, dans le domaine de la commercialisation en dehors de Tok. Au début, pour certains, il est accordé une subvention qui devra être remboursée en partie ; puis une aide globale par filière, dont ils discutent entre eux, pour la nourriture du bétail, les produits et les visites vétérinaires
Il y a d'autres insertions, comme celle de l'artisanat. Douze groupes rassemblent près de 80 artisans, surtout des femmes, qui travaillent en groupe pour compléter leurs revenus (santé des enfants, écolage, alimentation familiale, réserve de mil )
Il y a une entreprise de construction, qui fait travailler une dizaine de jeunes techniciens du bâtiment, une entreprise d'électricité, un atelier de broderie, un boulanger, un hôtel restaurant
Et des projets : un poste d'essence, un garage, une menuiserie .